La gare est complètement bondée ! Il y a un de ces mondes ! Je me sens complètement perdue car k-je ne connais aucun visage ici ! Je pensais que quelqu'un m'attendrait pour prendre le train ! C'est ce que madame Finch m'a dit hier ! Voyant qu'il y avait beaucoup de monde, elle a préféré me déposée avant de retourner à la clinique ! Je ne vois toujours personne ! Je sens que les vacances ne vont pas être terribles ! Tout à coup, j'entends un garçon crier mon nom ! Je me retourne pour faire face à un garçon d'environs quinze ans, les cheveux châtain, les yeux bleus, vêtu d'un ensemble plutôt chic ! A côté, je fais plutôt négligée avec mon t-shirt, mon pull à capuche bleu, mon jean délavé et mes vieilles baskets noires ! Je vois qu'il est accompagné d'une petite fille ! Probablement sa petite s½ur ! Elle a l'air toute mignonne dans ses jolis vêtements : un manteau noir mis sur une robe rouge ! Ses cheveux sont liés en formant une queue de cheval bouclé dans le dos !
- C'est toi Sara Haugne ? me demande-t-il.
- Oui, c'est moi !
- Je m'appelle Richard Malseck et voici ma s½ur, Emeline !
- Bonjour ! me fait la petite fille.
- Bonjour ! je lui réponds.
- Bon, il faut aller dans le train sinon il risque de partir sans nous !
Tous les trois, nous nous dirigeons vers le train. Au moment où je montre mon billet, je crois apercevoir Jérémie ! Jérémie, ici ? C'est pas possible ! Richard me presse de monter dans le train. Dés que le train siffle, je regarde par la fenêtre de notre compartiment si Jérémie est encore là mais malheureusement, il n'y a aucune trace de lui ! Peut-être que j'ai rêvé ! Il me manque tellement !
Dans le train, Emeline ne cesse de me poser des questions sur moi ! Cela commence à devenir très énervant ! Je n'ai pas envie de lui répondre sur mon passé ! « T'habites où ? Tes parents font quoi ? T'as des frères et s½urs ? « ! Elle est gentille mais quand j'ai pas envie de répondre, je ne réponds pas ! Une heure plus tard, notre train arrive à sa destination ! Enfin ! Je meurs de faim ! Je me demande ce qu'on va manger ! La gare est très petite ! Encore plus petite que là où je vivais avant .... Où je vivais avant ! Visiblement, personne n'est là pour nous accueillir ! Charmant ! Tout à coup, un galop au trot se fait entendre. Une femme plutôt âgée arrive en conduisant une charrette tirée par un cheval noir. Elle a l'air sévère avec ses lunettes et son regard ! J'ai pas intérêt à me l'a mettre sur le dos !
- C'est donc vous que Miss Finch nous envoie ! Veuillez monter s'il vous plaît !
Ou là ! Vu le ton qu'elle emploie, j'ai la nette impression qu'elle n'est pas ravie qu'on soit là ! Sympa ! Un peu plus tard, nous arrivons chez notre hôte ! Elle vit dans un manoir à vous donnez la chair de poule ! Il est lugubre ! On dirait un de ces manoirs que l'on voit dans les films d'horreurs !
- Durant votre séjour ici, je vous prierai de respecter le règlement : pas d'animaux dans le manoir, pas de bruit, pas de musique ! dit la femme.
Je m'approche d'une statue pour mieux apprécier le travail de l'artiste mais madame Bodevain m'engueule parce que je m'apprête à toucher la statue ! On ne peut plus rien faire ici ! Je vais vraiment m'ennuyer !
Elle nous ordonne de la suivre vers nos chambres ! Le seul point positif, c'est que j'ai ma propre chambre, ce qui n'était pas le cas à la clinique ! Ma camarade de chambre est une vraie emmerdeuse ! Elle me rappelle une fille d'école avec j'avais été amie un moment !
Au souper, madame Bodevain a préparé un repas strict ! Les repas de ma grand-mère me manque ! Elle, au moins, elle faisait des repas à mon goût ! Son mari, monsieur Bodevain, a l'air d'être plus sympa qu'elle mais il paraît bizarre. Un drôle de regard qui me donne la chair de poule ! Il est pas pédophile j'espère !
Pendant la nuit, un cri me fait réveiller en sursaut ! Qu'est-ce que c'était ? Richard vient me voir, le regard inquiet.
- C'est toi qui as crié ? me demande-t-il.
- Non, je dormais !
- Mais alors, qui a crié ainsi ? On aurait dit quelqu'un ...
- Qu'on égorgeait ! je le coupe.
- Allons voir !
A peine avons-nous traversé le couloir que l'on voit monsieur Bodevain sortir d'une pièce ! Aussitôt, nous rebroussons le chemin de peur d'avoir des problèmes !
- Qu'est-ce que vous faites debout à cette heure-ci ? nous demande-t-il.
- On a entendu un cri ! je dis.
- Un cri ? Je n'ai rien entendu ! dit-il.
- Vous n'avez rien entendu alors que ce cri m'a fait sursauter dans mon sommeil ! On aurait dit qu'on égorgeait quelqu'un et vous n'avez rien entendu ! Faut faire vérifier votre audition !
- Mon audition va très bien au contraire ! Vous avez peut-être fait un cauchemar ! Oubliez et allez donc vous couchez !
Richard et moi, nous retournons nous coucher mais ce cri n'arrête pas de hanter mon esprit ! Du coup, je ne sais plus dormir ! Je me lève pour observer le ciel étoilé ! Le clair de lune éclaire la propriété. Soudain, une silhouette attire mon attention ! Je crois rêver ! Jérémie ! Il s'en va lorsqu'il s'aperçoit que je l'ai vu ! S'il te plaît, reviens ! Je me mets à pleurer ! Ma famille et mes amis me manquent ! Je voudrais les revoir ! Oh oui, je voudrais tant les revoir !
***************
- Je te dis que ces gens sont bizarres ! je répète à Ritchie pour la énième fois.
- Et moi, je te dis que tu racontes des histoires ! Tout ça parce que monsieur Bodevain n'a rien entendu hier soir !
Mais qu'il est con celui-là ! Quand je sens que quelqu'un cache quelque chose, je le sens ! Et là, les Bodevain cachent un secret ! Un terrible secret ! Et je compte bien prouver à Ritchie que j'ai raison ! Je profite que les Bodevain ne sont pas dans les parages pour aller fouiller la pièce où Ritchie et moi avons surpris monsieur Bodevain la veille au soir ! Je vérifie qu'il n'y a personne dans les parages avant d'entrer dans la pièce. Quelle est ma surprise en voyant que la pièce en question est totalement vide ! Il n'y a rien mis à part une porte au fond ! Je m'en vais voir mais ce n'est qu'en fait qu'un placard ! Mais qu'est-ce qu'un placard vient foutre au fond d'une pièce entièrement vide ? Ne trouvant aucune preuve, je décide d'aller écouter un peu de musique ! Madame Bodevain a dit pas de musique ! Qu'à cela ne tienne, j'écouterai ma musique avec des écouteurs ! Et je vais faire mieux encore ! Je vais aller dans le bois qui entoure la propriété, comme ça, je suis sure d'être tranquille ! Na !
Le bois est calme. Je mets mes écouteurs avant de mettre la musique. La première chanson est une chanson de HSM2, « Comptes sur moi » ! J'adore cette chanson ! Je ne peux pas m'empêcher de chanter ! Tout à coup, j'aperçois à nouveau Jérémie ! J'éteins immédiatement mon i-pod.
- Jérémie !je murmure à peine.
Il ne me répond pas ! Il me regarde bêtement ! Mais répond bon sang ! Réponds-moi ! Dis quelque chose ! N'importe quoi mais réponds-moi ! Je vois son visage exprimer de la tristesse ! Mais pourquoi t'es triste ?
- Jérémie ! je dis plus fort, avec un peut tremblement dans la voix.
Des larmes se mettent à couler le long de mes joues. Je ne fais aucun effort pour les sécher ! Jérémie ne bouge pas ! Il reste là, à l'ombre. Je crois voir des larmes dans le fond de ses yeux.
- Sara ! crie Emeline.
Je ne prends pas la peine de la regarder. J'ai juste le temps d'essuyer mes yeux que Jérémie a disparu une nouvelle fois.
- Sara, pourquoi pleures-tu ? me demande Emeline.
- Pour rien ! Qu'est-ce que tu veux ?
-Madame Bodevain a dit qu'il ne faut pas aller dans le bois !
- Et depuis quand ? C'est nouveau maintenant ! On ne peut plus rien faire avec elle ! Si c'est pour nous obliger à nous faire chié, elle n'avait pas à accepter de nous loger pendant les vacances !
- Je te reconnais bien là !murmure une voix familière.
Je souris. Jérémie est toujours là mais caché. Je regarde encore une fois l'endroit où il se trouvait il y a quelques minutes.
- Jean qui rit et Jean qui pleure ! continue la voix.
Je sourie toujours et je fais une révérence comme si je saluais mon public ! Emeline me demande pourquoi je fais une révérence. Je prétends que c'est aux fées que je salue. Alors, elle fait de même ! Les enfants sont terriblement naïfs ! Cela me manque d'être une enfant !
Nous rentrons au manoir pendant que je range tout de suite mon i-pod. Je ne voudrais pas que Madame-rabbat-joie me le confisque ! Qu'est-ce qu'elle va encore nous inventer cette fois-ci pour nous pourrir encore plus nos vacances ?